Dans cet article7 parties
- Polyester, nylon, acrylique : des fibres issues de polymères plastiques
- Au lavage, des microfibres qui rejoignent les eaux usées
- Coton, lin : des fibres qui ne libèrent pas de plastique
- Le choix d’ERVERTE Paris : moins de textiles à base de plastique
- Sweats, hoodies, T-shirts : le coton et le lin biologiques en pratique
- Des vêtements fabriqués en France, pensés pour être portés souvent
- Questions fréquentes
Retournez votre sweat préféré et lisez l’étiquette cousue à l’intérieur. Si vous y trouvez « polyester », « polyamide » ou « acrylique », vous portez du plastique. Ce mot fait sursauter, et pourtant c’est la définition exacte de ces fibres. La marque parisienne ERVERTE Paris a consacré un article de son journal, publié le 25 février 2023, à la pollution des vêtements synthétiques. Elle y explique ce que ces matières relâchent au lavage, puis pourquoi elle a choisi l’autre voie : un vestiaire masculin fabriqué en France, en fibres naturelles.
L’information compte, parce que les vêtements synthétiques ne sont plus une exception dans nos placards. Ils sont la norme. À mon sens, la meilleure façon d’en parler consiste à partir de la matière elle-même, pas des slogans.
Polyester, nylon, acrylique : des fibres issues de polymères plastiques
Le journal d’ERVERTE pose les choses sans détour. Le polyester, le nylon et l’acrylique sont « fabriqués à partir de polymères plastiques ». Une fibre synthétique, c’est donc un fil de plastique étiré, tissé ou tricoté. Il est souple, il sèche vite et il coûte peu à produire. Cela explique son succès.
Et ce succès se mesure. Selon le Materials Market Report 2025 de Textile Exchange, relayé par Refashion le 13 novembre 2025, la production mondiale de fibres a atteint environ 132 millions de tonnes en 2024. Le polyester en représente à lui seul 59 %, soit près de 78 millions de tonnes, dont 88 % d’origine fossile. Le coton, deuxième fibre au monde, pèse 19 %.
Ces chiffres changent la question. Il ne s’agit plus de savoir si vous portez des vêtements synthétiques, mais combien. Pour la plupart d’entre nous, la réponse se trouve dans le tiroir à sweats et dans le panier de linge.
Le saviez-vous ?
Sur les quelque 132 millions de tonnes de fibres produites dans le monde en 2024, 59 % étaient du polyester, et 88 % de ce polyester venait de ressources fossiles. Le coton arrivait loin derrière, à 19 %. Source : Textile Exchange, Materials Market Report 2025, chiffres repris par Refashion le 13 novembre 2025.
Au lavage, des microfibres qui rejoignent les eaux usées
Le plastique d’un vêtement ne reste pas toujours dans le vêtement. ERVERTE l’écrit clairement : ces fibres « peuvent libérer de minuscules fibres de plastique pendant la fabrication, le port et le lavage ». Trois moments, donc, et non un seul.

Le lavage est le plus parlant. Le tambour frotte, l’eau entraîne, et une partie des fibres détachées part avec les eaux usées. La suite est décrite avec précision dans le journal de la marque. Les systèmes de traitement en retiennent une partie, « mais pas nécessairement la totalité ». Certaines microfibres atteignent alors les rivières, les sols et les milieux marins.
On parle de pollution invisible parce qu’on ne la voit jamais. Pas de tache, pas d’odeur, pas de dépôt au fond du tambour. Elle ne se repère qu’en lisant l’étiquette. C’est ce geste simple qu’ERVERTE remet au centre.
Coton, lin : des fibres qui ne libèrent pas de plastique
De l’autre côté se trouvent les fibres naturelles. Le coton, le lin et la laine « ne sont pas des fibres plastiques ». Elles ne libèrent donc pas de microfibres plastiques provenant de la fibre elle-même. C’est un fait de matière : un fil de coton reste du coton, du début à la fin de sa vie.
Ce que j’apprécie dans l’article d’ERVERTE, c’est sa franchise. La marque ajoute que l’impact d’une fibre naturelle dépend aussi de l’agriculture, de la transformation, de la teinture, des finitions, du transport, de la durabilité et de la fin de vie. Une marque qui détaille elle-même toute la chaîne mérite qu’on la lise. Elle parle à un lecteur adulte.
Fibres synthétiques et fibres naturelles : ce que dit la page d’ERVERTE
Fibres synthétiques
Polyester, nylon, acrylique
Fabriquées à partir de polymères plastiques
Peuvent libérer des microfibres à la fabrication, au port et au lavage
Fibres naturelles
Coton, lin, laine
Pas de microfibres plastiques issues de la fibre
Impact lié à l’agriculture, la teinture, le transport et la durabilité
Chez ERVERTE Paris : sweats et hoodies en coton biologique · T-shirts en coton et lin biologique · fabriqués en France
Le choix d’ERVERTE Paris : moins de textiles à base de plastique
ERVERTE Paris est une marque de vêtements et d’accessoires pour homme, fabriqués en France. Son parti pris tient en une phrase de son journal : l’objectif est de « réduire notre dépendance aux textiles à base de plastique » et de communiquer plus clairement sur ses choix de matières.
La formule est sobre, et c’est sa force. La marque ne prétend pas « qu’une seule fibre résout tous les problèmes environnementaux ». Elle choisit les fibres naturelles dans une approche plus large, fondée sur trois piliers qu’elle nomme elle-même : la qualité des matières, la fabrication française et des vêtements conçus pour être portés souvent.
Pour un homme qui veut moins de plastique dans sa garde-robe, cette clarté simplifie tout. Pas besoin de décrypter un discours vert flou : la composition est annoncée, la fabrication aussi. Le bandeau de la boutique le résume en trois mentions : « Fabriqué en France · Fibres naturelles · Livraison internationale ».
Sweats, hoodies, T-shirts : le coton et le lin biologiques en pratique
Une démarche se juge sur les pièces. La collection homme d’ERVERTE couvre tout un vestiaire : T-shirts, sweats, hoodies, chemises, pantalons, shorts, polos, casquettes et sacs. La marque parle de « lignes épurées » et de « finitions durables ».

Les sweats sont fabriqués en France en coton biologique, dans une « matière dense ». Les hoodies reprennent ce coton bio dense, avec un « intérieur doux ». Le sweat est justement la pièce que l’on porte et que l’on lave le plus en automne et en hiver. C’est donc là qu’une fibre naturelle se remarque le plus souvent au quotidien.
Les T-shirts sont fabriqués en France à partir de fibres naturelles « soigneusement sélectionnées, notamment du coton et du lin biologique ». Le lin apporte sa tenue et sa fraîcheur, le coton sa douceur. Pour une pièce de base, portée près de la peau toute l’année, je trouve cette composition très bien pensée.
Mon conseil de lectrice d’étiquettes : commencez par la pièce que vous lavez le plus. Chez la plupart des hommes, c’est le T-shirt, puis le sweat. Remplacer ces deux-là par du coton ou du lin, c’est agir là où les cycles de lavage se répètent.
Des vêtements fabriqués en France, pensés pour être portés souvent
Le dernier pilier est peut-être le plus concret. ERVERTE dit concevoir ses vêtements « pour être portés souvent ». Dans son journal, la marque cite d’ailleurs le choix de vêtements durables parmi les gestes qui aident à réduire certains impacts textiles. Un vêtement qui dure, c’est un vêtement qu’on rachète moins.
Les autres gestes qu’elle propose s’appliquent dès ce soir : lire la composition au moment de l’achat, laver seulement lorsque c’est nécessaire, choisir des cycles plus doux. Un sweat en coton dense aéré une nuit sur un cintre n’a pas toujours besoin de passer en machine. Votre lave-linge tourne moins, vos pièces gardent leur tenue plus longtemps.
La fabrication française complète l’ensemble. Elle permet à la marque d’afficher clairement l’origine de ses pièces, et elle s’accorde avec un vestiaire pensé pour durer. La boutique livre à l’international et affiche ses prix en euros.
Si vous ne deviez retenir qu’un geste, retenez l’étiquette. Elle dit tout, en deux lignes. Et quand elle affiche « coton biologique » et « fabriqué en France », comme chez ERVERTE Paris, vous savez exactement ce que vous portez.
Questions fréquentes
Pourquoi dit-on que les vêtements synthétiques contiennent du plastique ?
Parce que le polyester, le nylon et l’acrylique sont fabriqués à partir de polymères plastiques, comme le rappelle le journal d’ERVERTE Paris. La fibre elle-même est un fil de plastique.
Les microfibres partent-elles vraiment au lavage ?
Oui, une partie des fibres libérées au lavage rejoint les eaux usées. Les systèmes de traitement en retiennent une partie, pas forcément la totalité, et certaines atteignent rivières, sols et milieux marins.
En quelles matières sont faits les vêtements ERVERTE Paris ?
La marque privilégie les fibres naturelles. Ses sweats et hoodies sont en coton biologique, ses T-shirts en fibres naturelles, notamment coton et lin biologique, le tout fabriqué en France.
Quelle est la part du polyester dans les fibres produites dans le monde ?
Environ 59 % de la production mondiale de fibres en 2024, soit près de 78 millions de tonnes sur 132 millions, selon le Materials Market Report 2025 de Textile Exchange.
Sources
ERVERTE Paris, journal : « La pollution invisible des vêtements synthétiques », 25 février 2023, consulté le 21 octobre 2026.
ERVERTE Paris, pages collections (Tous, Sweats, Sweats à capuche, T-shirts homme made in France), consultées le 21 octobre 2026.
Textile Exchange, Materials Market Report 2025, chiffres repris par Refashion le 13 novembre 2025.


